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La folle renaissance de l’OGC Nice qui tutoie les sommets de la Ligue 1 après être passé tout proche du purgatoire
Ogcnissa.com, le 19/03/2017 à 12h59

Si l’OGC Nice semble marcher sur l’eau en ce moment, ce ne fut pas toujours le cas. Les supporters se rappellent des années 2010 qui furent un véritable chemin de croix pour les Aiglons avec notamment une saison 2010-2011 où l’équipe a évité de peu la relégation. Malgré un centre de formation très performant qui lui a permis de sortir des joueurs comme Hugo Lloris, le club de la Côte d’Azur s’est toujours fait piller ses meilleurs éléments et n’est jamais arrivé à bâtir une équipe réellement performante. Jusqu’à cette année. Alors, qu’est-ce qui a changé ?



La fin de la présidence Stellardo et l’arrivée de Jean-Pierre Rivière


La saison 2010-2011 est un calvaire pour Nice qui évite la relégation à la faveur d’une victoire de Lyon sur Monaco. C’est l’ASM qui finalement traverse le Styx en direction de la Ligue 2. Cette saison, les éléments phares se nomment Anthony Mounier, Nemanja Pejcinovic et Éric Mouloungui. Malgré de la bonne volonté, il faut bien reconnaître que ces joueurs ne font pas le bonheur des parieurs sportifs et que les cotes de Nice chez les bookmakers comme ZEbet.fr sont en chute libre. À la fin de la saison, le président Stellardo annonce qu’il faut injecter de l’argent au club sous peine de se retrouver la tête sous l’eau l’année prochaine. Il parle d’une dizaine de millions d’euros.


Cette somme sera apportée par Jean-Pierre Rivière, un homme d’affaires qui s’est construit via Nexity, une plateforme immobilière. Sur les 11 millions, la moitié sert à éponger les dettes. Éric Roy est nommé à la tête de l’équipe en fin d’été 2011, mais il sera évincé au mois de novembre et remplacé par René Marsiglia. La saison 2011-2012 est toutefois un calvaire. L’équipe se sauve à la dernière journée, à cause notamment d’un recrutement hasardeux. Les flops se nomment Guié Guié, Dja Djéjé, Grandin et Abriel notamment. Si les pros galèrent, une nouvelle génération pointe son nez. Nice remporte la coupe Gambardella avec à sa tête des joueurs comme Neal Maupey et Alexys Bossetti.





L’arrivée de Claude Puel et le début d’un nouveau cycle


À l’été 2012, Rivière fait venir Claude Puel dont l’aventure à Lyon s’est très mal terminée. Après de belles années dans le Rhône, les supporters se sont retournées contre lui à cause de son football timoré. L’ambition de Nice est de faire une place à la jeunesse et de mettre en place un véritable projet de jeu. Au-delà des critiques que l’on peut faire à Puel, personne ne peut taire le fait qu’il soit un entraîneur qui aime le ballon. Il fait venir des joueurs comme Bauthéac, Esseyric, Genevois, Cvitanitch ou Koloziejczak. La mayonnaise prend bien et le club termine à la quatrième place et accroche donc un ticket pour la les barrages de la Ligue Europa la saison suivante.


En début d’exercice 2013-2014, l’OGC Nice dit adieu au stade du Rey et migre vers l’Allianz Riviera. Malheureusement, cette saison sera très compliquée. Le club termine à la 17ème place. L’année suivante sera l’une des meilleures. Puel relance Hatem Ben Arfa et offre à Valère Germain un temps de jeu conséquent. Au lieu de recruter, l’entraîneur lance des jeunes. On assiste aussi à l’éclosion du très jeune Koziello et de Jordan Amavi. Nice termine quatrième et accroche les phases de poules de l’Europa League. Désormais européen, l’OGC Nice a besoin de franchir un palier. Puel se retire. Il part pour Southampton et laisse sa place à Lucien Favre, qui entraînait le Borussia Mönchengladbach.





2016, de nouveaux investisseurs entrent dans la dance


Le club a besoin de liquidité pour attirer des joueurs d’expérience et garder leurs jeunes pousses prometteuses. Favre, comme Puel, est un formateur. Des investisseurs chinois et américains arrivent et rachètent 80 % des parts du club. Rivière reste à la tête du club et il est épaulé par Julien Fournier qui endossera le rôle de directeur général. Les deux hommes assureront la direction pendant 3 ans au minimum.


Le recrutement est assez risqué. Favre fait venir des jeunes comme Plea (Lyon), Cyprien (Lens), Seri (Paços de Ferreira), Walter (Nancy). Parallèlement, Nice frappe un énorme coup en recrutant Belhanda (Dynamo Kiev), mais surtout Dante (Wolfsbourg) et Balotelli (Liverpool). Favre aligne le plus jeune onze d’Europe (23.3 ans de moyenne d’âge) et l’OGC Nice assure le spectacle. L’Allianz Riviera affiche un taux de remplissage de 63 % en moyenne, mieux que Geoffroy Guichard, La Beaujoire ou même le Vélodrome.





2017, l’arrivée du nouveau centre de formation


Jusqu’à présent, le centre de formation de l’OGC Nice se situe au sein du parc des Sports Charles-Ehrmann. Mais à la fin de la saison 2016-2017, un nouveau complexe flambant neuf devrait voir le jour. Il symbolise la volonté d’excellence de la formation niçoise. Ce complexe a été payé grâce au transfert de Jordan Amavi à Aston Villa qui a rapporté 15 millions au club. Clin d’œil du destin : Amavi a été formé à Nice. C’est donc un juste retour des choses que la formation niçoise recueille les fruits de son travail.


Il faut ici rendre hommage à Christian Estrosi, ancien maire de Nice, qui a su prendre les risques nécessaires. Ce nouveau centre de formation a été le fruit de nombreux efforts qu’ont su faire tous les acteurs du projet. Comme l’a dit Jean-Pierre Rivière lors de la présentation du projet : « Tout le monde a mis beaucoup de bonne volonté dans ce projet ». Espérons que d’autres pépites sortiront de ce complexe flambant neuf.





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8e de finale de la CDL
mer. 13/12/2017 à 21h05


Lille - Nice : 1-1

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  18e journee de Ligue 1
dim. 17/12/2017 à 17h



Pts J V N D Diff
 10.    Montpellier 23 18 5 8 5 +2
 11.    Guingamp 23 18 6 5 7 -4
 12.    Nice 23 17 7 2 8 -6
 13.    Amiens 21 18 6 3 9 -4
 14.    Troyes 21 18 6 3 9 -5



   16e  sam. 02/12 (20h) Nice - Metz : 3 - 1
  jeu. 07/12 (21h05) Arnhem - Nice : 1 - 0
   17e  dim. 10/12 (17h) Nantes - Nice : 1 - 2
  mer. 13/12 (21h05) Lille - Nice : 1 - 1
   18e  dim. 17/12 (17h) Nice - Bordeaux
   19e  mer. 20/12 (20h) Lille - Nice
  sam. 06/01 (15h) Toulouse - Nice