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BARRAGES 1990

Nice - Strasbourg : 6 - 0
Match retour des barrages 1989/1990

Mardi 29 mai 1990. Battu 3-1 en barrage aller par le RC Strasbourg, le Gym joue sa survie en D1 sur le match retour. Dans stade du Ray bouillant, les supporters des Aiglons vont vivre un des matches d'anthologie qui a marqué l'histoire du club.
A Nice, stade du Ray, le 29 mai 1990
OGC Nice - Racing Club de Strasbourg : 6 - 0 (4-0)
Arbitre : M. Girard
Spectateurs : 19947
Buts pour Nice : Langers (7e, 26e, 39e, 40e), El Haddaoui (64e), Bocandé (89e)
Les équipes
Nice :
Morisseau, Mattio, Bonnevay, Elsner, Gastien, Roy, Djelmas (Kurbos, 85e), Rohr, Mazzuchetti (El Haddaoui, 24e), Bocandé, Langers. Ent. : Carlos Bianchi.
Strasbourg : Sansone, Dall'Oglio (Rolling, 66e), Leclerc, Orsoni (Kambell-Seck, 55e), Didaux, Rolff, Cobos, Djorkaeff, Subiat, Monczuk, Péron. Ent. : Léonard Specht

Saison 1989/1990. Le Gym termine à la 18e place de la Division 1, synonyme de barrages pour son maintien. C'est contre le 2e du groupe A de Division 2, le RC Strasbourg, que le Gym jouera sa survie. En effet, le Racing a dû battre en pré-barrages Rouen puis Valenciennes. Depuis 1982 une seule fois l’équipe de Division 1 a conservé sa place parmi l'élite (Nancy en 1986).

Au match aller, le Gym s'incline 3 à 1 en terre alsacienne, et subi un tour d’honneur de leurs adversaires, geste qui restera en travers de la gorge du camp niçois. De l'équipe, mais également de toute une ville !

En cette soirée du 29 mai 1990, ils sont officiellement 19947 Nissarts à remplir à raz bord le stade du Ray pour pousser le Gym vers son objectif : assurer le maintien en refaisant le retard de deux buts concédé à la Meinau.

Les Strasbourgeois alignent le même onze qu'au match aller, dont un futur génie du football français, Youri Djorkaeff. Côté niçois, Carlos Bianchi décide d'aligner d'entrée le Yougoslave Milos Djelmas, en lieu et place de El Haddaoui. Côté tribune, quelques ultras de la BSN s'invitent sur le terrain avant le coup d'envoi et arrachent les drapeaux suspendus au grillage d'une poignée de supporters strasbourgeois curieusement placés en présidentielle.

Dès la 7ème minute, Roby Langers profite de la passivité des lignes arrières strasbourgeoises pour ouvrir le score suite à une déviation de la tête de Jules Bocande et de lancer de la meilleure des façons cette rencontre. Les visiteurs sont amorphes, y compris les expérimentés Rolff et Vincent Cobos (frère ainé de José), traditionnels aboyeurs, et pour le coup incapables de secouer leurs partenaires. Suite à un passage en revue de la défense alsacienne, Milos Djelmas centre en retrait pour Langers, qui conclu d'une frappe sous la barre. Lorsque Langers inscrit son second but personnel après seulement 26 minutes de jeu, les Niçois ont refait leur retard et les Alsaciens sont K.O. debout.

La fin de la première mi-temps vire au rêve : affolant une défense strasbourgeoise fantomatique, le goléador luxembourgeois Langers marque deux buts en une minute (39e sur penalty obtenu par Djelmas et 40e). Un quadruplé historique et dans une ambiance indescriptible. 

La seconde période ne sera qu'une formalité : l'histoire retiendra que les buts d'El Haddaoui (64e) et Bocandé (89e) qui porteront la marque à un 6-0 qui évoque plus un set de tennis qu'un score de football.

Lorsque l'arbitre siffle la fin du match, c'est naturellement l'euphorie qui domine, et le vieux stade du Ray se souvient avoir rarement subi tohu-bohu plus triomphant. Jacques Médecin rejoignit le terrain de jeu, se mêla à la foule qui avait envahi le pré, et le héros du soir est bien sûr Roby Langers, auteur de cinq buts sur les deux matches, qui fit un tour entier de terrain sur les épaules des fans rouge et noir.

Les buts :
1:0 Langers (7e), du pied gauche sur une passe de Jules Bocandé.
2:0 Langers (26e), du pied droit sur une passe de Milos Djelmas.
3:0 Langers (39e), du pied droit sur penalty.
2:0 Langers (40e), du pied gauche.
5:0 El Haddaoui (64e), du pied droit sur une passe de Robby Langers.
6:0 Bocandé (89e), du pied droit.