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SAISON 1987/1988

But de Tony Kurbos en 1987
Nice - Paris SG : 2 - 0

En ce samedi 17 octobre 1987, les spectateurs du stade du Ray sont repartis heureux et ravis, car leur équipe a battu avec la manière un PSG bien pâle mais surtout parce qu'ils ont vu un but extraordinaire, peut être le plus beau de l'histoire du club…
A Nice, stade du Ray, le 17 octobre 1987
OGC Nice - Paris SG : 2 - 0 (0-0)
Arbitre :
Spectateurs : 7812
Buts pour Nice : Elsner (66e), Kurbos (80e)
Les équipes
Nice :
Amitrano, Rico, Goudard (Morales, 90e), Kurbos, Curbelo, Oleksiak, Marsiglia, Elsner, Guerit (Soler, 78e), Volpatti, Ricort. Ent. : Nedad Bjekovic.
Paris : Bats, Bacconnier, Roux, Sandjak, Bibard, Rabat, Zajakowski, Charbonnier, Wilkins (Marquet, 70e), Sène, Susic. Ent. : Gérard Houllier.

Le 17 octobre 1987, Nice bat Paris 2 buts à 0 au Ray. Le deuxième but niçois, un ciseau retourné signé Kurbos, est exceptionnel. Il est resté dans les annales. Ce but il est l'oeuvre de ses deux slovènes Marco Elsner à la passe et Tony Kurbos à la conclusion. Un but magnifique dans sa conception. Tout part d'un centre de Goudard de la droite, avec un Eslner sûr de sa technique qui d'une aile de pigeon sert ensuite Kurbos qui en apothéose tente le retourné acrobatique qui va propulser le ballon dans la lucarne de Bats, impuissant.

En d'autres circonstances, Kurbos et Elsner n'auraient jamais dû être sur la pelouse pourtant. Le franco-yougoslave-allemand (Alias Kurbos mais qui est né en Slovénie comme Elsner) qui s'était claqué le 26 septembre auparavent, n'avait en fait qu'un véritable entraînement dans les jambes avant la venue de Paris à Nice. Le matin même de la rencontre, il était paralysé par un blocage vertébral, il n'était même pas capable de s'asseoir tout seul. Le soir pourtant, il signait le plus beau but de sa carrière.

« Vous savez pourquoi Eslner fait une aile de pigeon ? Il était en avance et je lui dis en slovène "Druga", ça veut dire deuxième (poteau). Comme je le connais bien et qu'il a une super technique, je sais qu'il peut le faire. Il réussit parfaitement son geste et met le ballon au second porteau. Mais moi aussi, je suis légèrement en avance. Alors, en l'espace d'une seconde, je me retourne un peu et "boum", ça finit au fond des buts de Joël Bats. C'est l'instinct qui a parlé. J'en marquais pas mal comme ça à l'entraînement. C'est le plus beau but de ma carrière. C'était le but de l'année. Elu plus beau but de l'histoire de l'OGC Nice. Et à Téléfoot, il est passé pendant six mois dans le générique. »

Après match sa seule déclaration sera sur son coéquipier, homme du match de soir là « J'aime jouer avec Elsner, il ne perd pas un seul ballon, et avec lui on sait où aller et où se placer. C'est l'un des meilleurs joueurs que j'ai connus en 8 années de professionnalisme ». Pourtant Eslner est l'autre miraculé de la soirée. Victime d'un arrachement ligamentaire de la clavicule lors de la journée précédente il a tenu à assuré son rôle face au PSG à l'étonnement du staff medical niçois. En sortant une prestation de haute volée, l'international yougoslave a prouvé qu'il connaissait bien son corps et surtout qu'il maitrisait son football. Ce soir là l'OGC Nice bat le PSG 2-0 avec un but d'Elsner et celui-ci magnifique de Kurbos. Elsner avec la note France Football (quasi) maximale de 5 sera l'homme de la semaine pour l'hebdomadaire, qui proposait alors de rebaptiser la promenade des anglais en promenade des yougoslaves tant le jeu de l'OGCN dépendait de la forme d'Elsner.

Les buts niçois :
1:0 Elsner (66e). Guerit centre tranquillement. Elsner du plat du pied droit pousse le balon au fond de la cage parisienne.
2:0 Kurbos (80e). De son aile, Goudard sert Elsner qui, d’une aile de pigeon prolonge pour Kurbos déporté sur la gauche. L’avant-centre azuréen exécute un fantastique ciseau retourné pour détoiler la lucarne du PSG.



But de Tony Kurbos en vidéo :

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