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Monaco, les nerfs à vif
France Football, le 23/01/2004 à 13h02

Alors que l'ASM s'acheminait vers une victoire tranquille contre Nice, qui pouvait lui offrir dix points d'avance sur le PSG, un penalty concédé stupidement à la 95è (1-1) a freiné sa marche vers le titre et suscité quelques interrogations.

Sûr qu'il s'en souviendra, Patrice ira, de la première expulsion de sa carrière, lui qui, la veille de la rencontre, avait annoncé s'attendre « à un combat avec des duels de guerriers ». On joue la 58e quand, placé en position d'ultime défenseur, il retenait irrégulièrement par le maillot Daniel Meslin, entré à la pause à la place d'un Marco Simone en petite forme, la faute aussi à une contracture à la cuisse gauche. Stéphane Bré, l'arbitre de cette rencontre très heurtée, sévissait logiquement : huit jaunes et deux rouges (Evra et Everson).

L'ASM tenait jusqu'alors le match en main, récompensée à la 40e par un but précieux de Fernando Morientes, servi par une habile balle en retrait de Lucas Bernardi côté droit. Evra désertant la pelouse tête basse, Didier Deschamps procédait rapidement à une réorganisation tactique, faisant sortir Jaroslau Plasil pour lancer Gaël Givet au poste d'arrière gauche et demander à Ludovic Giuly de reculer d'un cran. Déjà défait deux fois par les Aiglons la saison dernière sur un score identique (1-0), Didier Descamps savait que ces Niçois-là seraient sacrément coriaces à évincer. Il n'a pas été déçu. Au fil des minutes, les tensions s'accumulaient (Jérôme Rothen, moins en verve depuis quelques semaines, n'arrêtait pas de pester, Bernardi mettait son grain de sel, Noé Pamarot provoquait Giuly, etc.) jusqu'à ce que, conformément à ce qu'avait imaginé le madré Gernot Rohr, Monaco craque. Excès de zèle, fougue excessive ? On entre dans la dernière des cinq minutes d'arrêt de jeu. Le petit Argentin Hugo Ibarra commet une faute inutile. Sur le coup franc, l'engagement est total, si bien que le néo-international Sébastien Squillaci met bêtement la main. Penalty indiscutable, que Meslin transforme, trompant un Flavio Roma impeccable jusque-là, notamment sur une frappe appuyée d'Everson.

Monaco perdait ainsi deux points utiles dans la course au titre, rendant la prochaine réception du Paris-Saint-Germain du 30 janvier encore plus piquante. Après Auxerre, Nice est donc la deuxième équipe à empêcher le leader du Championnat de faire carton plein à Louis-II. Les Monégasques n'ont pas apprécié les provocations niçoises, dans lesquelles ils ont plongé. Du coup, au coup de sifflet final, vexés, les joueurs de la Principauté n'ont pas daigné s'exprimer. Seul le capitaine Giuly a consenti à lâcher, du bout des lèvres : « Ce nul ne nous empêchera pas d'être champions. »

ROHR : « LES MONÉGASQUES SONT TROP FRAGILES NERVEUSEMENT »

Pourtant averti du pouvoir de nuisance du Gym,
Monaco s'est donc laissé piéger. Les réserves déposées par le club, réclamant - en vain - la non-qualification de Marco Simone et de Philippe Léonard (autre ex Monégasque), récentes recrues, pour ce match en retard de L 1, ont encore plus transcendé les Aiglons. D'ailleurs, dans la salle de presse, Deschamps a sagement attendu que Léonard, auteur d'un bon match, quitte les micros pour venir s'installer à son tour derrière le pupitre. Leurs regards ne se sont pas croisés.

Et, malin, Gernot Rohr ne s'est pas privé d'ironiser sur l'erreur monégasque finale. « Après l'expulsion d'Everson, concédait-il, on a un peu douté. Mais on a vite repris le dessus. Et on a pu constater que Monaco, nerveusement, avait des petites lacunes. Quand même, mettre la main à la 95e chez soi quand on mène 1-0, cela prouve qu'ils ne sont pas tout à fait encore sûrs de leur sujet. Déjà, on aurait pu égaliser quand Meslin est parti seul au but lorsque Evra l'a retenu. Je pense que le match retour sera musclé, quand on voit tout ce qui s'est passé autour de cette partie, la troisième pour nous en huit jours. Et la placer à 18 heures a été une aberration de plus dans cette histoire. »

Remonté, Rohr ne cachait pas son amertume. « Heureusement que ce nul nous apporte du réconfort. "Poussin" n'a pas tremblé au moment de frapper penalty. Et puis, on a mieux joué ici que l'an dernier. J'ai d'ailleurs, pour égaliser, lancé trois attaquants fin de rencontre. La défaite à domicile contre Le Mans subie samedi dernier est due également au fait que match de Monaco trottait dans la tête des joueurs.Et puis, grâce à nous, le titre de champion n'est pas tout fait joué. Nice va peut-être faire quelque chose pour foot français ! Mais nous ne sommes pas là pour détruire les autres !

Tant mieux pour nous si Monaco a manqué de solidarité dans les arrêts de jeu. Et j'ignore si cela va s'arranger. S'il nous avait battus, le titre était promis. Mais, là, dans ces conditions, avec de telles erreurs... Franchement, ils sont trop fragiles nerveusement. »

Pour enfoncer le clou, Marco Simone, trente-cinq ans, qui vient d'enchaîner son deuxième match en cinq jours après quatorze mois d'entrainement en solo, y va de sa diatribe : « Sur le plan du jeu Monaco est moins bien qu'en début de saison. L'équipe reste néanmoins dangereuse, car elle peut marquer n'importe quand, notamment sur coup pied arrêté. Nice a réussi à arrêter leur marche en avant, à Paris et Lyon d'en profiter. » Didier Deschamps appréciera sûrement.

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Pts J V N D Diff
 7.    Rennes 55 36 15 10 11 +11
 8.    Montpellier 50 36 13 11 12 -3
 9.    Nice 49 36 14 7 15 -2
 10.    Metz 46 36 12 10 14 -3
 11.    St-Etienne 45 36 12 9 15 -11



   32e  dim. 11/04 (15h) Nice - Reims : 0 - 0
   33e  dim. 18/04 (20h) Dijon - Nice : 2 - 0
   34e  dim. 25/04 (13h) Nice - Montpellier : 3 - 1
   35e  sam. 01/05 (21h) Lille - Nice : 2 - 0
   36e  dim. 09/05 (15h) Nice - Brest : 3 - 2
   37e  dim. 16/05 (21h) Nice - Strasbourg
   38e  dim. 23/05 (21h) Lyon - Nice