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Nice : un mal pour un bien !

Nice-Matin, le 09/12/2002 à 10h31

Les Niçois ont déjà oublié ! Ils sont passés à autre chose. Ils ont tourné leurs regards vers ce championnat qui leur donne tant de satisfaction depuis le début de la saison.

Et dimanche, c'est Bordeaux pour un choc bien plus excitant qu'un déplacement à Créteil. « Cette défaite, c'est peut-être un mal pour un bien, dit lucide Gernot Rohr. On n'a peut-être pas la profondeur de banc pour courir plusieurs lièvres à la fois. Mais franchement si on n'a pas été au maximum, c'est inconsciemment. Car les joueurs sont des compétiteurs dans l'âme et ils ne peuvent pas lever le pied comme ça ! »

Entre « architectes »
Dans le vestiaire d'en face, certains se sont laissés à faire la fête. Ce n'est pas tous les jours que l'on s'offre la peau d'un leader. Stéphane Porato, auteur d'un match simplement magnifique, n'était pas le dernier à savourer. « Je revis ! Et sans faire trop de bruit, on est entrain de faire un peu le même parcours que Nice, à l'étage au dessous. En tous les cas, il me semble que l'on cultive les mêmes valeurs ! »

Est-ce un hasard ? Gernot Rohr et Noel Tosi se connaissent et s'apprécient depuis plus de quinze ans.

Ils n'ont aucun secret l'un pour l'autre et ils ont d'ailleurs partagé le même repas... après le match. Entre « architectes » d'un certain style de jeu et de vie, cela ne pouvait se passer qu'au « Léonard de Vinci » ! Un grand moment de convivialité, de simplicité. Une bouffée de modestie et d'humilité. Un retour vers les vraies valeurs du sport. Des moments trop rares et que l'on doit apprécier à leur juste valeur.

Qui prétend encore que le sport professionnel doit se préserver en cadenassant ses accès ? En tournant le dos à ses supporters les plus populaires. En cachant ses peines mais aussi ses joies... Un vestiaire qui s'ouvre, c'est tellement beau !

« Nice n'aime pas faire le jeu, dit le Cristollien. On a donc essayé de les attendre, de les faire sortir pour mener quelques contres. Ça a fonctionné mais je n'oublie pas que ce sont eux qui ont les occasions les plus nettes pendant longtemps. »

Il y avait la place !
Les coéquipiers d'Eric Roy sont en effet passés à côté d'une qualification sans problème. Si le préposé au tableau d'affichage électronique avait inscrit deux ou trois buts avant le repos, personne n'aurait trouvé quoi que ce soit à redire.

Mais Stéphane Porato et il faut bien le dire le manque de sang froid des attaquants niçois en ont décidé autrement.

Ensuite tout s'est (mal) enchainé. Nice a l'habitude d'aller chercher « en équipe » des points, à 120% de son potentiel. A Créteil, à 80%, l'équipe était redevenue « normale » et donc plus friable. Moins de liant. Moins d'agressivité. Moins de percussion. Peut-être même moins d'envie... Tous ces petits moins ont fait un grand ruisseau qui a permis à Créteil de s'ébrouer.

Sans Cobos, sans Pitau, sans Diawara (longtemps), sans Meslin (personne ne l'oublie), la colonne vertébrale a eu tendance à plier.

Roy s'est multiplié un peu seul dans l'entre-jeu d'autant que les adducteurs de Bigné ont vite grincé et que le bison, Everson, avait déjà la tête (et les jambes) à Bordeaux. Cette équipe revenue de l'enfer et construite au hasard de vraies rencontres d'hommes, ne peut se permettre le moindre handicap, s'autoriser la moindre faiblesse.

Les regrets de Cobos
Le libéro, capitaine blessé mais observateur intéressé, n'avait rien perdu de son sens de la critique.

« Quand on a les possibilités de marquer et qu'on ne le fait pas, on se complique forcément la vie. La déception est quand même bien réelle car j'avais le sentiment bien partagé que l'on voulait tout jouer à fond. Moi, la Ligue, je trouvais que cela avait un joli parfum : tu fais quatre matches et tu te retrouves au stade de France ! On peut aller vite en finale et ça n'arrive pas si souvent dans une carrière ! »

Jannick Tamazout ne disait pas autre chose même si le bonhomme est plus discret et réservé que le boss. « C'était énervant et rageant ! On sentait qu'on pouvait plier ça à chaque attaque et ça n'arrivait pas. Après tu te fais prendre sur un coup foireux et c'est déjà fini. »

A quelques mètres, Patrick Barul partageait totalement ce sentiment de frustation. « Partout où le coach m'a demandé d'aller, j'ai essayé de me montrer utile. Mais à la sortie, le résultat me contrarie beaucoup. »

L'avion du retour (en lignes régulières bien sur) n'était pas joyeux. Mais pas triste non plus. C'est bien l'essentiel.

Il n'y a donc vraiment rien de grave dans cette défaite. Et Pancho Gonzalez conclut joliment, comme à son habitude : « No hay mal que dure cien anos ! »

Pas besoin de faire un dessin ou de traduire ! Chez ces Niçois, les pages se tournent très vite vers d'autres bonheurs...

Yves MERENS.
Lundi 09 Decembre 2002
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